lundi 9 juillet 2018

Pëppo

Pëppo
Séverine Vidal
Editions Bayard

Elle a déconné, Frida. J'ai déjà du mal à m'en sortir quand j'ai que moi à gérer, alors je comprends pas comment elle a pu croire une seconde que je pourrais faire ça. Tout seul. Je sais même pas comment on chauffe un biberon. Mettre une couche dans le bon sens. D'ailleurs tout le monde le dit toujours, et Tonton Max en tête : Pëppo t'as pas de bon sens. Je suis coincé. Pëppo, mon gars, t'es coincé. Gravement. Et tout ce que tu vas faire, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au retour de Fridda, tu le feras deux mômes sur les bras. Ou dessous. Je sais même pas comment ça se porte des bébés.

Bon, je m'étais dit que le prochain roman jeunesse qui cite la marque Nutella, je ne le chroniquerai pas mais je ne peux pas laisser ce détail (quoique ça n'en est pas un pour moi) m'empêcher de parler de ce si joli récit. Du Séverine Vidal, c'est forcément synonyme d'un beau moment de lecture à passer et encore une fois, je n'ai pas été déçue.

J'ai appris à aimer le personnage de Pëppo au fur et à mesure de son évolution, de son ouverture au monde et à ceux qui l'entourent. Parce que de prime abord, il ne m'était pas très sympathique ce Pëppo, il n'en glande pas une, n'aide pas sa sœur, est au abonné absent au lycée, c'est un bon petit ado bien égoïste dans toute sa splendeur. Alors certes, il a des circonstances atténuantes, les parents absents en premier lieu, mais tout de même, ce n'est pas le plus agréable des gamins. Mais au fil de sa mésaventure (franchement à 16 ans quand on n'est pas habitué, c'est une sacrée tuile que de devoir gérer deux bébés), au rythme de ses rencontres, le jeune homme murit. Par contre, j'ai adoré un bon nombre des protagonistes secondaires, Tonton Max, ses chemises improbables et son bidon qui déborde, Marilyne douce bienfaitrice, Bibiche et son secret crève-cœur, Henri époux discret si touchant, et la pétillante Marie-Lola dont j'ai aimé toutes les imperfections.
Le roman donne envie de rentrer dans le décor, de découvrir le camping "Ropical" et son côté délabré, de faire une partie de Monopoly (au secours !) avec Max et les belges, d'écouter en pleine nuit chanter le violon de Valdo, et même de tenter un brin de causette avec Mado (et certainement de se faire envoyer promener). C'est un récit vivant, humain et à l'écriture fluide, parfait pour être glissé dans les bagages de nos ados cet été.
A découvrir dès 12 ans.


vendredi 15 juin 2018

Love & Gelato

Love & Gelato
Jenna Evans Welch
Editions Bayard

4 mois après le décès de sa mère, victime d'un cancer du pancréas foudroyant, Lina adolescente américaine part en Italie retrouver son père. Elle vient seulement d'apprendre son existence et ne sait de lui que son nom et les anecdotes racontées par la malade sur son lit d'hôpital. Arrivée à Florence, Lina déchante un peu. Howard, l'ami si cher au cœur de sa mère, et accessoirement son géniteur, est en charge du mémorial américain de la seconde guerre mondiale, il vit donc au milieu d'un grand cimetière, difficile environnement pour une jeune fille en plein deuil.

C'est un joli coup de cœur que j'ai eu pour ce roman ! J'ai passé un si agréable moment à voyager à Florence au travers de l'aventure de la jeune Lina ! On se laisse entraîner à la suite du beau Ren et on vit l'émerveillement face multiples découverte touristiques par procuration. On contemple le duomo, on admire le ponte Vecchio, on savoure de délicieuses glaces, on se faufile en ville chevauchant un scooter car l'auteure a le don de rendre son récit vivant. J'ai eu peur seulement durant le prologue car le roman commençait par une note très sombre avec certes un ton assez léger par rapport aux circonstances, à savoir l'annonce du cancer incurable de la mère, mais tout de même la gravité était forcément bien présente. Mais malgré des interludes plus sensibles où Lina apprend à connaître sa mère, et sa propre histoire par là-même, grâce à un journal intime qu'elle lui a laissé, le récit est douce, gaie et rafraîchissante. Une tendre romance au goût de stracciatella  sous la chaleur italienne, une parfaite lecture pour cet été. A découvrir dès 13 ans. 


Et si je mets en images ce qui m'a marquée dans le roman, ça donne ça : 

samedi 28 avril 2018

Fun Science


Fun Science
Charlie McDonnell
Éditions Bayard Jeunesse
Un ouvrage complet qui passe en revue les grands principes de l'Univers, de l'origine du monde, et du corps humain. Il répond de façon ludique aux questions que les enfants, et même les plus grands, peuvent se poser.
La mise en page est réalisée un peu à la manière d'un roman graphique avec des petits croquis, presque des gribouillages, mais qui expliquent avec pertinence le nécessaire, des changements de taille de police, des couleurs, etc. Un parti pris graphique qui rend la lecture vivante, d'autant plus que le texte est écrit dans un style parlé.
Les descriptifs sont riches et même complexes. L'auteur nous parle de notions que l'on n'a pas forcément l'habitude d'aborder ou même qui peuvent être inconnues. L'ouvrage s'adresse donc aux préados dès 12 ans mais peut être lu par les parents également.