vendredi 15 juin 2018

Love & Gelato

Love & Gelato
Jenna Evans Welch
Editions Bayard

4 mois après le décès de sa mère, victime d'un cancer du pancréas foudroyant, Lina adolescente américaine part en Italie retrouver son père. Elle vient seulement d'apprendre son existence et ne sait de lui que son nom et les anecdotes racontées par la malade sur son lit d'hôpital. Arrivée à Florence, Lina déchante un peu. Howard, l'ami si cher au cœur de sa mère, et accessoirement son géniteur, est en charge du mémorial américain de la seconde guerre mondiale, il vit donc au milieu d'un grand cimetière, difficile environnement pour une jeune fille en plein deuil.

C'est un joli coup de cœur que j'ai eu pour ce roman ! J'ai passé un si agréable moment à voyager à Florence au travers de l'aventure de la jeune Lina ! On se laisse entraîner à la suite du beau Ren et on vit l'émerveillement face multiples découverte touristiques par procuration. On contemple le duomo, on admire le ponte Vecchio, on savoure de délicieuses glaces, on se faufile en ville chevauchant un scooter car l'auteure a le don de rendre son récit vivant. J'ai eu peur seulement durant le prologue car le roman commençait par une note très sombre avec certes un ton assez léger par rapport aux circonstances, à savoir l'annonce du cancer incurable de la mère, mais tout de même la gravité était forcément bien présente. Mais malgré des interludes plus sensibles où Lina apprend à connaître sa mère, et sa propre histoire par là-même, grâce à un journal intime qu'elle lui a laissé, le récit est douce, gaie et rafraîchissante. Une tendre romance au goût de stracciatella  sous la chaleur italienne, une parfaite lecture pour cet été. A découvrir dès 13 ans. 


Et si je mets en images ce qui m'a marquée dans le roman, ça donne ça : 

samedi 28 avril 2018

Fun Science


Fun Science
Charlie McDonnell
Éditions Bayard Jeunesse
Un ouvrage complet qui passe en revue les grands principes de l'Univers, de l'origine du monde, et du corps humain. Il répond de façon ludique aux questions que les enfants, et même les plus grands, peuvent se poser.
La mise en page est réalisée un peu à la manière d'un roman graphique avec des petits croquis, presque des gribouillages, mais qui expliquent avec pertinence le nécessaire, des changements de taille de police, des couleurs, etc. Un parti pris graphique qui rend la lecture vivante, d'autant plus que le texte est écrit dans un style parlé.
Les descriptifs sont riches et même complexes. L'auteur nous parle de notions que l'on n'a pas forcément l'habitude d'aborder ou même qui peuvent être inconnues. L'ouvrage s'adresse donc aux préados dès 12 ans mais peut être lu par les parents également.







L'espionne

L'espionne, tomes 1 et 2
Marie-Aude Murail
Frédéric Joos
Éditions Bayard
La précédente édition étant épuisée, les éditions Bayard ressorte à nouveau cette chouette série mais cette fois en partageant chaque tome en plusieurs. Romarine, 9 ans et en CM1, fonde un club avec ses cinq "amoureux". La fillette est persuadée que plus tard, elle sera une espionne et qu'il faut donc qu'elle s’entraine pour son futur métier. Découvrir le prénom de la maîtresse et empêcher sa grande sœur de 15 ans de fumer, voilà les premières missions qui l'attendent. Des missions souvent quelque peu foireuses il faut bien l'avouer. Le lecteur découvre les personnages, la vieille maîtresse gentille mais qui commence à saturer de tous ces gamins pour le moins turbulents; la grande sœur et le grand frère, tous deux un peu agacés par les lubies de leur sœurette; les copains qui répondent toujours présents; les grands casses-pieds du CM2. Romarine est une petite fille espiègle,  elle pique les affaires de ses frangins pour fabriquer son matériel d'espionnage. Elle essaie d’apprendre à lire sur les lèvres. Elle regarde en douce les films de James Bond. Elle se bagarre dans la cour de récré... Autant dire qu'avec elle, on ne s'ennuie pas !
Le récit est truffé d'humour. Impossible de ne pas rire en lisant toutes les facéties de la gamine; inventions  farfelues (l'engin de vision rapprochée fait avec deux rouleaux de papier toilette) et répliques tordantes des uns et des autres.
Les dessins (très sympa !) sont présents à chaque page, le roman est même à moitié texte, à moitié illustrations.
Lu à voix haute en guise d'histoire du soir à un enfant de primaire (ici, à 9 ans notre cadet a toujours le droit à un chapitre à haute voix d'un roman quotidiennement), ces romans fonctionnent particulièrement bien.
Le récit est si bien adapté aux enfants qu'il leur donne envie d'aller plus loin après la lecture, d'inventer des codes eux aussi, de s'amuser à jouer les espions, c'est formidable un roman si vivant ! Notre fils se sent proche de cette héroïne, il a les mêmes délires qu'elle, il regarde la vie du même regard malicieux. 
Un coup de coeur familial en somme cette série.
Gros bonus, la version audio, lue par Marie-Aude Murail elle-même, est accessible gratuitement via le J'aime Lire Store : https://boutique-jaimelirestore.com/

Sombres étoiles

Sombres étoiles
Malorie Blackman
Éditions Milan
En 2164, parcourir l'univers n'est plus un problème. L'héroïne Vee et son jumeau Aidan se retrouvent sur un vaisseau, seuls, perdus au fin fond de l'espace, et essayent de retourner sur  la Terre, qui reste notre planète mère. On apprend que 2 ans auparavant, ils n'étaient pas seuls et que l'équipage est mort suite à la contamination d'un terrible virus. Vee et Aidan ont donc perdu leurs parents, leurs amis...
En parallèle, l'auteur nous projette au sein d'une communauté d’esclaves qui extraient du minerai sur une planète étrangère dans des conditions abominables. L'autorité en place, un gouvernement mondial, fait passer les esclavages, appelés drones, pour des déchets qui méritent ce qui leur arrive. On rencontre alors Nathan, jeune adulte qui subit cette vie de misère.
Sombres étoiles est un très bon roman, bien décrit, l'autrice sait nous donner les éléments permettant une excellente visualisation de ce monde, les vaisseaux, l'espace, les extraterrestres. L'intrigue sous-jacente au récit est mystérieuse et tient en haleine. Le rebondissement de fin n'est pas prévisible. C'est une conclusion qui met les larmes aux yeux.
L'autrice montre bien les problèmes liés au manque de confiance en soi que ce soit chez les enfants ou à l'âge adulte. Ma seule réserve concerne la romance qui m'a paru trop guimauve et s'éterniser à certains passages. Comme toujours avec Malorie Blackman, on appréciera la pluralité des personnages et surtout que cette diversité ne soit pas soulignée plus que ça par l'écrivaine car elle devrait juste être naturelle.

A découvrir dès 13 ans.

vendredi 27 avril 2018

Emmurées

Emmurées
Alex Bell
Éditions Milan
Collection Page Turners
Dans un bar, Sophie et son meilleur ami Jay s'amusent avec une application smartphone de planche ouija. La jeune fille donne le prénom de sa cousine, Charlotte, une fillette décédée il y a de nombreuses années à l'âge de 7 ans. Très rapidement, l'application semble réagir à leur invocation en donnant des réponses déstabilisantes "Charlotte a peur" "Papa dit de ne jamais ouvrir le portail." Malgré leur trouble, les deux jeunes gens prennent ça à la rigolade. Jay demande même la date de sa mort. c'est alors que l'application lui répond "ce soir"...

Le lendemain, Jay n'est plus là, mort noyé dans le lac en rentrant chez lui, lui qui savait pourtant si bien nager. Sophie convaincue de la culpabilité de l'esprit de Charlotte dans cette disparition, décide de partir en Écosse à la rencontre de la famille de sa cousine pour en savoir plus sur le décès de l'enfant.
Emmurées est un roman gothique très prenant. Riche en mystères, avec du fantastique, des fantômes et un manoir, lieu à l’atmosphère lourde qui a une place centrale tel un protagoniste de l'histoire. Nous sommes dans de l'horreur pour grand ado, l'auteur propose un récit d'épouvante bien maîtrisé. La collection des éditions Milan porte très bien nom avec Emmurées car c'est un réel page turner, un roman qui se dévore d'une traite tant l'impatience d'avoir le fin mot de l'histoire est grande.