dimanche 6 mai 2012

Akim court

Akim court 

Claude K. Dubois 
Editions L'école des Loisirs
Collection Pastel
 "L'histoire d'Akim est singulière et intime. Mais elle est aussi celle de milliers d'autres enfants, hommes et femmes que la violence contraint à la fuite. Tous ont droit et besoin de la protection garantie par le droit d'asile et Amnesty International se bat pour que ce droit soit effectivement respecté partout dans le monde." 

 J'ai découvert cet album grâce à la chronique de Rev'en pages et il me l'a fallu vite vite, tant je sentais que l'album était indispensable. 
 Autant le dire tout de suite, c'est un gros gros coup de coeur. Un livre beau, poignant, tellement bien écrit et illustré, je n'ai aucune objection à omettre, cet album est parfait. Un joli format rectangulairebeaucoup de pages (j'étais surprise !), une couverture cartonnée; Les pages sont épaissesressemblent à du papier dessin et d'ailleurs les illustrations sont superbes et en font une belle édition.
 L'album se compose de façon originale, du texte sur une page de gauche puis des dessins sur plusieurs pages pour illustrer l'histoire. On peut donc avoir 1 page de texte suivit de 7 pages d'illustrations et la fois d'après une page de texte suivit de 15 pages d'illustrations ! J'étais totalement surprise par ce choix, ce livre est vraiment d'une qualité impressionnante. Car le texte prend une dimension encore plus poignante par tous ces dessins, et chaque étape est illustrée, détaillée, rien n'est oublié, c'est très fort. Les illustrations toutes de noires et blancs, sont croquées au crayon noir. Ce qui est frappant c'est combien la peur et la tristesse peuvent transparaître selon les traits de crayon, selon l'importance du noir ou non. 
 Car il y a beaucoup de peur dans ce livre, Akim, petit garçon si réel, enfant qui joue mais que la guerre rattrape. Ce qui est beau, c'est que tout n'est pas noir, l'auteur a mis de l'espoir dans cet album, les adultes ne sont pas que mauvais, Akim sera aidé, pris sous l'aile d'inconnus à plusieurs reprises. 
A la fin du récit, Akim retrouvera un peu de son insouciance et les jeux des enfants et enfin Akim retrouvera sa maman. 
Mais avant ça, Akim devra fuir, lutter, ne pas manger, travailler, alors qu'il est effrayé, qu'il a faim et qu'il se sent si seul. 
 Tant de choses m'ont touchée dans ce livre, Akim qui joue quand la bombe éclate, les morts au sol que l'enfant contemple, la main de l'adulte qui le lâche, cette mère inconnue qui lui tend les bras,
 
ce doudou trouvé, objet de réconfort, ce tout petit garçon qu'est Akim qui est fait prisonnier, sa fuite, l'exil, la grand-mère qui trébuche, le camp des réfugiés, et enfin les retrouvailles avec sa mère, tout est si réel, si juste, si intense que j'ai été émue aux larmes
 Mon fils aîné, 8 ans, a beaucoup apprécié l'album, 2 fois en une semaine, je l'ai vu le lire très attentivement. L'histoire a fait du chemin dans sa tête et nous avons aborder à nouveau le sujet de la guerre. 
 Je vous mets le lien de la très jolie émission de Denis Cheissoux, L'as-tu lu mon ptit loup, rendez-vous dominical sur France Inter depuis fort longtemps, Akim court faisant l'objet (en partie) d'une des chroniques. Akim court _ L'as-tu lu mon ptit loup. 

1 commentaire:

  1. Il a l'air sublime ce livre ! Intense, aussi ! Merci du conseil, vais me le procurer !

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