vendredi 28 juin 2013

Barakamon, tome 4

Barakamon, tome 4
Satsuki Yoshino
Editions Ki-oon

On avait quitté Seishu en proie au désarroi après le passage d'un typhon et aux dégâts qu'ont subit les moyens de communication. 
Satsuki Yoshino arrive à nous faire rire avec des choses aussi simples qu'un téléphone. Bon, ok pas un dernier cri mais un vieux avec cadran qu'il faut tourner, mais quand même. On retrouve donc avec bonheur tout l'humour de l'auteure dans des petits moments du quotidien et les découvertes de notre citadin préféré. Toujours aussi naïf et franc, Seishu va être entraîné par Naru dans la découpe d'un poisson fraîchement pêché ou dans la chasse aux insectes. Cet épisode est d'ailleurs organisé de façon différente, les strips se lisent en commençant par les vignettes de droites et en lisant de haut en bas puis ensuite, il faut passer aux vignettes de gauche (on retrouvera cette particularité dans un autre chapitre). Ces passages-là sont dessinés de manière caricaturale, presque de façon "chibi", cela apporte une note humoristique dans le manga. (même s'il ne manque déjà pas d'humour). 
Seishu continue de rêver à un peu plus de solitude, la bande de gamins du village continuant d'entrer à tout moment dans sa maison. 
Il cherche donc à comprendre comment ils arrivent à pénétrer à l'intérieur et ça passe forcément par des scènes d'imagination farfelue. Puis, la petite Naru trouve et aide un bambin de 2 ans qui avait faussé compagnie aux adultes. 
L'auteur continue de revenir sur le thème du manga, la calligraphie. Dans les premières pages, Seishu parle de participer à un concours, par la suite il essaie d'enseigner aux trois filles, Naru, Tama et Miwa les bases de cet art mais ça tourne souvent court car les filles sont plus que dissipées. Pile du milieu du manga, un bonus revient sur Seishu et Kawagugi à l'époque du lycée. Ensuite, Seishu tombe littéralement sur le père de Miwa qui  en profite pour lui demander un service, calligraphier le nom de son bateau sur la coque. 
Cette expérience va apprendre beaucoup au maître et comme d'habitude, c'est Naru par sa spontanéité et son innocence enfantine qui permet à Seishu de dédramatiser et d'aller plus loin
Le manga est très riche et continue ainsi avec les petites aventures de la vie quotidienne, de dons de nourriture jusqu'à la fête des morts à Nanatsutake. 
On s'attarde à nouveau sur tous les habitants, l'auteure revenant par petites touches sur chacun d'eux à un moment donné du volume. On s'amuse des bizarrerie de Tama (la voir vider un poisson restera un moment culte de la série^^ elle a alors des airs de Sunako, l'héroïne de Yamato Nadeshiko), on se demande quel va être l'orientation scolaire choisie par Hiroshi, on s'attendrit devant mamie Yasu, on s'amuse de l'impertinence des plus jeunes... 
Ce tome est à nouveau très réussi, je l'ai trouvé plus accès que les autres sur la générosité et le partage. On y découvre encore, en même temps que notre héros, des éléments de la culture traditionnelle japonaise mais plus particulièrement de cette île.  

rabat de la jaquette
 Sous la jaquette, on trouve tous les personnages, cela convient tellement bien à ce manga où les habitants sont tous des personnages marquants et attachants. 

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