mardi 18 juin 2013

Comment cacher un lion

Comment cacher un lion 
Helen Stephens
Editions Casterman
"Où une toute petite fille peut-elle cacher un très gros lion ? Dans la baignoire ? Dans son lit ? Derrière le canapé ?"

Parfois on tombe sur un album et c'est un coup de coeur immédiat, pas forcément besoin d'explication, juste que l'on craque complètement. "Comment cacher un lion" m'a fait cet effet-là. Je suis totalement sous le charme de l'histoire et des illustrations de l'auteure
Alors que le texte est traduit (par Rémi Stefani), le récit semble se passer en France. Des jolies devantures, un homme ayant une baguette à la main, l’église au lointain, voici la jolie ambiance villageoise de représentée.  
Ensuite, le texte est forcément farfelu mais un peu plus qu'on peut le penser au départ. "Par une chaude journée d'été, un lion arriva sur la place du marché. Il voulait acheter un chapeau." Une phrase décalée qui m'a fait rire. Lorsque le lion arrive au village, forcément les habitants le pensent féroce et le pourchassent. 
Mais Iris, petite fille intrépide n'a pas ces préjugés. Elle recueille donc l'animal, le brosse, le panse et joue avec mais tout en le cachant à ses parents. Car c'est bien connu "parfois, les mamans et les papas se montrent un peu grognons quand on leur ramène un lion à la maison." 
 Mais c'est difficile de faire passer inaperçu un lion dans une maison alors vient un moment où la maman tombe sur le fauve. Celui-ci s'enfuit et prend place entre deux statues face à la mairie. Personne ne s'en rend compte jusqu'au jour où le félin voit deux voleurs cambrioler l'hôtel de ville...
La chute de l'histoire marque une jolie et amusante boucle. Une fin également très tendre et on ressort attendrit par la lecture. 
Les illustrations sont agréables, les dessins croqués par quelques coups de crayons noirs puis mis en couleurs à la peinture. On peut relever et apprécier de retrouver les habitants du fil des pages. D'ailleurs, on note aussi avec plaisir une diversité de la population, voilà un album représentatif de la richesse des habitants !
Un petit détail m'a frappée, dans les scènes où le village est regroupé, la mère et le père d'Iris sont représentés. Sur une des pages, c'est la mère qui porte le bébé (dans un porte bébé physio) et sur la page d'après c'est le père. Un détail certes mais important selon moi car cette touche antisexiste montre bien toute la sensibilité de l'auteur
L'album est donc totalement réussi et d’ailleurs mon 4 ans a eu la même réaction que moi en découvrant la couverture, son visage s'est éclairé. Par la suite, il a adoré l'histoire. 
Je pense clairement que ce livre grâce à son histoire amusante sur l'amitié entre un lion et une petite fille et ses dessins plein de charme, a de quoi devenir l'album préféré de bien des enfants !
Iris lisant "son histoire préférée, celle du tigre qui a envie d'un thé". Un joli clin d'oeil de l'auteure à une autre, Judith Kerr. 

page de garde

2 commentaires:

  1. Comment cacher un lion m'a l'air craquant tendre et joyeux!

    RépondreSupprimer