vendredi 22 novembre 2013

Je m'appelle Budo

Je m'appelle Budo
Matthew Dicks
Editions Flammarion
 
Budo est un narrateur atypique, ce personnage n'est autre que l'ami imaginaire d'un enfant. Alors que les amis imaginaires disparaissent rapidement, au bout de quelques jours, semaines, à la rigueur de mois, Budo a déjà 5 ans. Cela fait 5 années qu'il a été imaginé par Max, "son" enfant. Max est donc en quelque sorte le créateur de Budo, quasiment son Dieu... Si Budo survit aux années, c'est que Max est un garçon particulier, il souffre d'un trouble autistique, probablement du syndrôle d'Asperger, et a besoin plus qu'un autre de conserver son ami imaginaire. S'il venait à ne plus croire en Budo, celui-ci disparaitrait, ce que notre narrateur redoute le plus. Mais si Budo arrive à aider Max sur bien des points, une machination semble se fomenter sans qu'il n'y puisse rien. Budo pressent une menace mais ne pourra l'éviter... Max va être enlevé. Aidé par d'autres amis imaginaires, Budo va tout faire pour le sauver, quitte à se mettre lui même en danger...


L'idée du roman est tout ce qui a de plus original, avoir le point de vue d'un ami imaginaire est même un peu déroutant. Les personnages, même les imaginaires, sont bien étoffésL'auteur développe bien la mythologie concernant les amis imaginaires, comment ils naissent et meurent, ce qu'ils ont comme possibilité de faire ou pas, c'est très intéressant à suivre. Certains peuvent traverser les murs, d'autres ne le font pas, certains ressemblent à des humains, d'autres à des chiens, tout cela dépend en fait de la personne qui les a imaginés. Mais à la fin tous finissent par disparaître car les enfants grandissent et perdent le don de croire, ou plutôt n'ont plus besoin d'y croire. Budo est d'ailleurs envahi par la peur de la mort tout au long du récit. Il est également confronté au deuil à travers la mort de certains de ses amis imaginaires.
J'ai trouvé le début excellent et la fin superbe, par contre selon moi il y a 100 pages de trop en milieu d'intrigue. L'auteur ralentit le rythme et crée trop de répétition, les lecteurs peuvent avoir du mal à maintenir leur attention. Ce qui m'a le plus plu dans ce récit, c'est ce qui concerne Max et ses habitudes. Budo en bon ami imaginaire qu'il est, observe l'enfant et nous raconte ses difficultés. Max est handicapé, souvent angoissé et oppose une résistance à tout changement. Il n'est pas expansif, même avec Budo qui est son seul ami, et encore moins avec ses parents. Ces derniers se démènent pour se comporter du mieux qu'ils le peuvent avec leur fils. Budo est le témoin de la tristesse de parents et de leur impuissance face à ses réactions.
Tantôt amusant, tantôt mélancolique, ce roman d’apprentissage perspicace et intelligent est à découvrir à partir de 13 ans.

7 commentaires:

  1. Je l'ai dans ma wish list =D
    C'est un livre qui m'intrigue pas mal...

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    1. J'espère que tu auras l'occasion de le lire car il vaut le détour.

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  2. J'aime bien l’idée d'un narrateur 'imaginaire'par contre tes 100 pages de trop au milieu du livre me font un peu peur...

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    1. Arf, ce n'était pas le but. ^^ Mais malgré ses 417 pages, il se lit plutôt vite, en une soirée je l'avais fini.

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  3. Je n'ai pas pu abandonner ce livre, j'ai même mal dormi tellement il m'a passionnée toute la soirée... jusqu'à cette inéluctable et déchirante fin :)

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  4. *o* il a l'air très sympathique histoire super originale ^^

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  5. Je l'ai dans ma PAL =D Je vais très vite l'en sortir, il m'intrigue trop pour que je le laisse traîner trop longtemps ^^

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