lundi 18 novembre 2013

Le garçon qui aimait deux filles qui ne l'aimaient pas

Le garçon qui aimait deux filles qui ne l'aimaient pas
Nathalie Kuperman
Editions L'école des Loisirs
Collection Medium
Louis et Mona sont inséparables depuis l'âge de la crèche mais leur relation est parfois complexe pour le jeune garçon. Alors qu'il commence à comprendre qu'il est amoureux de sa meilleure amie, celle-ci, une nouvelle fois, lui pose un lapin. Louis décide alors de changer, désormais il sera un garçon cool, de plus il envisage de se tourner vers d'autres filles. Et justement, Déborah, une copine de Mona, se met à s'intéresser à lui. Louis va t-il  en tomber amoureux ? Dur d'avoir 13 ans et d'avoir le coeur qui balance entre deux filles...

Un livre surprenant car le récit se clôt sur l'intitulé du livre, Louis aime deux filles qui ne l'aiment pas (pas d'amour en tous cas). Donc, au final, le lecteur démarre avec ce postulat et finit avec également. L'histoire n'est pourtant pas dénuée d'action mais c'est surtout la réflexion qui marque le pas ici. Le point de vue d'un jeune garçon de 13 ans, gentil, qui a le palpitant qui s'emballe, est un réel plus. Le narrateur nous fait part avec humour de ses états d'âme de jeune ado, le lectorat collégien se retrouvera certainement beaucoup dans tous les questionnements mis en relief au fil des pages. Essayer de changer ou rester soi-même ? Comment plaire ?  Est-ce qu'elle m'aime ou est-ce qu'elle se moque de moi ? Toutes les questions qui tournent autour du premier émoi amoureux et de la puberté sont mises en jeu. A découvrir à partir de 12 ans

"J'essaie d'être drôle, de faire de l'humour avec moi-même, mais ce ne sont pas des rires qu'accueille mon oreiller, ce sont des larmes. Des larmes en pagaille. Il me semble qu'elles s'échappent de mes paupières sans attendre que mon cerveau enregistre toutes les raisons pour lesquelles je suis vraiment très malheureux. Bizarrement, c'est un titre qui me tire de ma position couché sur le ventre, la figure dans l'oreiller. Je relève la tête, le corps suit, et je me propulse à ma table pour écrire en grosses lettres sur mon carnet : L'HISTOIRE DU GARCON QUI AIMAIT DEUX FILLES QUI NE L'AIMAIENT PAS. 
Et, au lieu de me rendre triste, ce titre me donne du courage. Je le trouve pathétique, et drôle. Un peu long peut-être. Je dois vite en trouver un autre qui me satisfasse entièrement. Du coup, je réfléchis, je pense aux titres, et j'oublie un peu ce qui m'accable. 
LE MEC QUI S'EST FAIT PLANTER SUR UN TROTTOIR (encore trop long)
L'AMOUR EST CRUEL (gnangnan)
D'AMOUR OU D’AMITIÉ ? (question idiote)
INCOMPRÉHENSION (trop abstrait)
L'AMOUR, L'AMOUR, L'AMOUR (nul)
J'arrache la feuille du carnet pour en faire une boule de papier et la porpulse contre le mur. Je prends ma tête entre les mains et la secoue pour que mon cerveau se mette en route."

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