dimanche 2 février 2014

Les fausses bonnes questions, tome 1

Les fausses bonnes questions, tome 1 : Mais qui cela peut-il être à cette heure ? 
Lemony Snicket
Editions Nathan 
 
Lemony Snicket a 13 ans, c'est un apprenti détective et il part pour sa première enquête en compagnie de son mentor, S. Theodora Markson. Ensemble, ils doivent retrouver l'héritage volé d'une vieille dame, une effrayante statue. 

Je n'avais pas aimé les orphelins Baudelaire et décidément, je crois que je suis hermétique à la plume de  Lemony Snicket. Dans ce roman, je n'ai rien trouvé qui ait pu m'accrocher. Je n'apprécie pas cette fantaisie, beaucoup trop exagérée et confuse, je ne trouve pas le récit amusant, le texte est lent et sans queue ni tête, les personnages m'indiffèrent, bref je me suis ennuyée ferme. J'ai tenu bon jusqu'à la moitié du roman mais j'ai d'autres bons livres qui m'attendent, j'ai donc préféré m'arrêter là. 
Mon fils de 10 ans archi fan, lui, des désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, a aimé ce roman qu'il a jugé "étrange". 

Extrait

"C'est l'histoire d'une ville, c'est l'histoire d'une fille, c'est l'histoire d'un vol. Je séjournais dans la ville, j'enquêtais sur le vol, j'étais persuadé que la fille n'y était pour rien. J'avais pas loin de treize ans et j'avais faux. Faux sur toute la ligne. J'aurais dû me demander : «Pourquoi aller raconter qu'on vous a volé un truc quand ce truc n'a jamais été à vous en réalité ?» Au lieu de quoi, je me suis posé la mauvaise question - quatre mauvaises questions au bas mot. Ce qui suit est le rapport détaillé de la première.
La Ciguë, Salon de thé, Carterie est le genre d'endroit où le sol colle aux semelles même quand il est propre. Il n'était pas propre ce jour-là. Rien de ce qu'on vous sert à La Ciguë n'est consommable, et surtout pas les oeufs au plat, sans doute les pires du pays, même en comptant ceux du musée du Mauvais Breakfast, qui montrent au visiteur jusqu'où on peut mal cuisiner les oeufs. La Ciguë vend du papier qui boit l'encre et des stylos qui crachent, mais le thé y est buvable, et la boutique est située juste en face de la gare, ce qui en fait un endroit correct pour aller s'asseoir avec ses parents avant de prendre un train et de filer vers une nouvelle vie. Je portais le costume qu'on m'avait offert pour mon diplôme. Il avait dormi dans mon placard des semaines durant, pendu là comme un corps vide. J'avais soif et le moral en berne. A l'arrivée du thé, un moment, je ne vis plus que le nuage de vapeur. J'avais dit au revoir à quelqu'un très vite, je regrettais de ne pas y avoir consacré plus de temps. Je me répétais que ce n'était pas grave, que le moment était mal choisi pour ruminer. Tu as du boulot, Snicket. Pas le temps de faire la tête.
Tu vas la revoir bientôt, de toute manière, me disais-je. À tort.
Puis le thé fumant cessa de fumer et je regardai ceux qui m'accompagnaient. C'est toujours un peu déroutant d'observer ses proches et d'essayer d'imaginer comment les voient les étrangers. J'avais devant moi un homme baraqué, pas très à l'aise dans son costume marron bouloché, et une femme qui pianotait du bout des ongles sur la table, sans discontinuer - galop de cheval miniature. Elle avait une fleur dans les cheveux. Tous deux souriaient, lui surtout.
«Tu as tout ton temps avant ce train, mon garçon. Tu veux manger un morceau ?
- Non merci.
- Nous sommes si fiers de notre petit garçon, tous les deux», dit la femme. Un observateur attentif l'aurait peut-être jugée nerveuse. Ou peut-être pas. Elle cessa de pianoter pour me passer une main dans les cheveux. J'allais avoir besoin d'une bonne coupe. «Tu dois te sentir tout excité, tout chose.
- Un peu, je pense.» Je ne me sentais ni excité ni chose. Je ne me sentais rien du tout.
«Mets ta serviette sur tes genoux.
- C'est fait."

10 commentaires:

  1. C'est sûr que si tu n'aimes pas la plume de l'auteur, c'est assez dérangeant... ^^
    Et je confirme ce qu'a dit ton fils, ce livre est étrange =D

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    1. Au moins, avais-je pu finir les désastreuses aventures des enfants Baudelaire. Là, il m'est tombé des mains. :(

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  2. J'ai bien apprécié ce roman, moi :) Mais comme dit Marinette tout passe dans la plume...

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    1. Merci Anne, ça me rassure. ;) Je ne me souviens pas d'avoir vu passer la chronique sur Enfantipages, j'irais voir. :)

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    2. Oui moi aussi ton avis me rassure ! :) Ma chronique est écrite mais ne sera publiée que le 27 ! :)

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  4. Contrairement à toi je n'ai jamais lu Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire mais j'en ai beaucoup entendu parlé et en bien. C'est donc avec une certaine attente que je me suis plongée dans ce roman, et comme toi, je n'ai clairement pas du tout accroché. J'ai du me forcer à le terminer....

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    1. Finalement, nous semblons nombreuses à être totalement passées à côté de ce roman. :O Tu as eu plus de courage que moi, arrivée au milieu du récit, j'avais déjà fait mon maximum pour m'accrocher (pourtant, je n'aime pas ne pas aller jusqu'au bout d'un livre, d'autant plus que celui-là il me fallait le chroniquer.) Et puis dans ces cas-là, ça nous fait râler de passer du temps dessus alors que l'on en a tant d'autres à côté qui nous attendent.

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  5. Dommage que tu n'aies pas aimé. Je l'ai dans ma wish mais j’espère qu'il me plaira plus qu'a toi quand je le lirai enfin...

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