vendredi 28 novembre 2014

Oniria, livre 1

Attention SPOILERS ! Le livre est un roman jeunesse qui sera certainement lu par de nombreux "jeunes adultes" et pas seulement choisi par des mamans comme cadeau pour leurs grands lecteurs alors je préfère avertir ces jeunes adultes... Je pense en avoir dit un peu trop dans la chronique qui suit, j'ai relaté le minimum de ce qui me semblait important mais peut-être que certains détails pourraient vous gâcher quelque peu la surprise. Si vous être sensibles aux petites informations distillées parfois dans les chroniques de blogueurs, n'allez pas plus loin. ;) Pour vous résumer l'avis détaillé qui suit : Oniria est un excellent roman que je vous recommande chaudement. 

Oniria, tome 1 : le royaume des rêves
B. F. Parry
Editions Hachette
Le père d'Eliott, jeune garçon de 12 ans, est plongé dans le coma depuis des mois et la mort semble se profiler prochainement. Mais ce sommeil n'est pas naturel, cet homme est retenu à Oniria. Eliott découvre alors que les histoires que lui racontait sa grand-mère, Mamilou, le soir lorsqu'il était plus petit, étaient bien réelles. Oniria est le pays des rêves, et grâce à un sablier magique que lui confie Mamilou, Eliott va pouvoir, chaque nuit, partir dans ce monde enchanté. Enchanté ? Pas tout à fait en fait. Oniria a bien changé depuis que Mamilou s'y rendait, et les obstacles se dressent devant le héros. A Oniria, Eliott a un tout autre statut que dans la réalité, c'est un créateur et en cela, il est unique et très précieux. Poursuivi par la puissante reine du pays des rêves, activement pris en chasse par la CRAMO, la police d'Oniria, Eliott va au de-là de graves dangers. Pour sauver son père, il doit trouver le marchand de sable mais celui-ci vit dans un univers parallèle à Oniria, Oza-Gora. Avant toute chose, Eliott va devoir entrer en contact avec un ancien ami de Mamilou qui se trouve être désormais le numéro 1 des bandits recherchés par la CRAMO... 

Eliott, vit depuis ses cinq ans avec son père, sa belle-mère, ses demi-soeurs et sa grand-mère, Mamilou. Notre jeune héros est un garçon attachant. Privé de mère dès son plus jeune âge, il a le malheur d'éprouver de plein fouet la maladie de son père. Subissant les foudres de sa belle-mère et des railleries au collège, la vie du pré-ado n'est pas des plus roses. Sa belle-mère fait office de marâtre des temps modernes. Elle privilégie ses propres filles à l'encontre de l'enfant du premier mariage de son mari. 
Les demi-soeurs d'Eliott, de 5 ans ses cadettes, ne sont que moyennement agréables. Ce sont deux petites coquines qui jouent à merveille les petites soeurs enquiquinantes et n'hésitent pas à en faire voir de toutes les couleurs à leur frère. Ce sont juste deux petites soeurs normales : pestes un jour et mignonnes l'autre. 
Mamilou ne peut que plaire aux lecteurs. Elle est la bonne fée de ses petits enfants et veille avec soin sur eux. Par contre, en confiant le sablier à Eliott, elle fait peser sur ses épaules sur énorme responsabilité. C'est à lui que revient le devoir de sauver son père malgré les dangers auxquels il s'expose. Une bien terrible mission pour un garçon âgé de seulement 12 ans. 
Son sablier est un objet mystérieux, il semble presque avoir une existence propre dans le début du récit à cause de la forte attraction qu'il crée chez le jeune garçon. 
A Oniria, les traîtres sont légions mais Eliott pourra compter sur deux personnes. Tout d'abord, Farjo qui devient son premier ami.. Farjo n'est autre qu'un singe doté de la parole et d'intelligence, et également capable de se métamorphoser en d'autres animaux. Bavard surexcité, ce personnage est fortement amusant. 
Il y rencontre aussi Katsia, une jeune fille froide et téméraire qui m'a réellement beaucoup plu. 
Finalement rencontrer le marchand de sable afin de sauver son père n'est pas aussi simple que le comptait Mamilou et que l'espérait Eliott. Oniria ressemble beaucoup au pays des merveilles de Lewis Carroll avec sa reine dangereusement folle et ses soldats. Ce pays des rêves peut prendre différents paysages, tout y est surprenant car il contient une représentation des rêves et des cauchemars des humains. Oniria est donc peuplé de monstres divers et variés : fantôme, sorcière, ogre, cerbère, etc. 
Ce que j'ai énormément apprécié dans le style de l'auteur, c'est qu'il peut arriver que ses personnages reviennent ce qu'ils disent, ainsi ils réalisent parfois que leurs actes ne correspondaient pas à la situation. Je ne sais pas si je vais être claire... mais ça vous est certainement déjà arrivé de vous dire : "bon, là, ok, ça passe mais l'auteur aurait pu trouver autre chose, la réaction de son personnage est à la limite du crédible", pas vrai ?! Et bien ici, les personnages peuvent parfois revenir sur leurs comportements de façon pertinente et en donner l'explication voire s'excuser. Bizarrement ce n'est pas si fréquent dans les romans il me semble, ou c'est seulement que le style de l'auteure est dans Oniria particulièrement remarquable que je puisse le relever. 
J'ai également constaté avec plaisir qu'Eliott fait preuve d'empathie et ne se réjouirait pas dans des moments non propices comme c'est parfois le cas dans certaines histoires. 
Bref, j'ai aimé le style de l'auteure, le monde qu'elle a créé, les relations entre les personnages et l'aventure qu'ils vivent. Ce n'est pas tout à fait un coup de coeur mais ce n'est pas loin du tout ! 
J'ai hâte de découvrir le second tome, "Le disparu d'Oza-Gora". 
Le roman est très jeunesse, et peut se lire dès 9/10 ans. D'ailleurs, mon fils, de tout juste 11 ans, a adoré ! Il l'a même chroniqué lui aussi. :) ICI. :) 

1 commentaire:

  1. J'ai adoré ce livre! :D Je trouve que des lectures comme ça font du bien :D

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