mardi 2 juin 2015

Arslân, tome 1

The héroic legend of Arslân, tome 1
Hiromu Arakawa
Yoshiki Tanaka
Editions Kurokawa
À la frontière de l'Orient et de l'Occident se trouve le prospère royaume de Parse tenu d'une main de fer par le redoutable roi Andragoras. Avec sa frêle carrure et son maniement approximatif des armes, difficile pour le jeune prince Arslân de revendiquer son statut d'héritier du trône. Alors âgé de 14 ans, il va prendre part à sa première bataille afin de repousser l'envahisseur dans la plaine d'Atropathènes. Un jour marqué du sceau de l'infamie qui fera basculer à jamais son destin et celui du royaume de Parse.

 Hiromu Arakawa est sans doute l'une de mes mangakas préférées (ex-æquo avec Ai Yazawa). Full Metal Alchemist est une série culte qui fut une lecture absolument incroyable. Silver Spoon depuis quelques années est une série que je suis avec un grand plaisir car elle me fait mourir de rire à chaque tome. Il n'y a que les deux volumes de Nobles Paysans auxquels je n'avais pas accroché (mon fils aîné, aussi fan de l'auteure que je le suis, a adoré !). J'ai même beaucoup aimé la saga Hero Tales qui a pourtant été plus critiquée par les passionnés (à la décharge d'Arakawa, elle n'assurait que le graphisme d'Hero Tales et ne dirigeait pas le scénario). Dans Arslân, elle fait tout et elle le fait bigrement bien ! Ce premier tome est tout simplement excellent. Arakawa est partie des romans d'Yoshiki Tanaka mais elle en dirige seule l'adaptation en manga. Elle démontre, ici, une fois de plus son immense talent. 
Ce premier tome s'ouvre sur une scène de champ de bataille où coule le sang des hommes. C'est à l'image du reste de l'ouvrage. Nous sommes sans cesse plongés dans le chaos de la guerre. L'auteur revient également sur les prémices de l'histoire avec l'enfance d'Arslân et un événement qui marquera sa vie et celle d'un autre personnage que l'on retrouvera au coup par coup mais qui est un des éléments centraux du scénario. Très jeune, le prince Arslân apparaît comme gentil, fragile et maladroit. Difficile pour lui de s'imaginer devenir un grand roi tant il peine à sortir de son inexpérience. Sa mère est une femme superbe mais terriblement distante et froide, une attitude qui tranche face au visage avenant du jeune héros. Quant au roi, c'est à peine s'il accorde un regard à son fils... Pauvre Arslân qui, malgré les privilèges de son statut, souffre d'un cruel manque affectif de la part de l'un et de l'autre de ses parents. 
En parcourant les rues de la capitale lors d'un retour des troupes de la guerre, Arslân, 11 ans alors, se fait kidnapper par un soldat étranger échappé de sa cage de prisonnier. Ce dernier révèle avoir le même âge que le jeune prince mais leur état d'esprit est diamétralement opposé. Ce nouveau venu est sûr de lui et déborde d'une foi extrême pour sa cause et son dieu. A travers leurs péripéties en ville et en côtoyant cet étranger, Arlsân va mieux comprendre ses ennemis et découvrir l'envers du décor de son royaume, ainsi son père règne sur un peuple tout sauf égalitaire. 
Comme d'habitude, j'adore le graphisme de l'auteur et c'est un régal de reconnaître dans les traits de ses personnages d'autres héros de ses séries précédentes. Chacun a une assez forte personnalité pour faire oublier très vite ses prédécesseurs et renforcer l'impression d'un simple hommage aux œuvres passées. 
Hommes brûlés vifs, flèches qui traversent les gorges et les corps, têtes tranchées, chevaux tués, nous sommes sans cesse au coeur de la tourmente et du danger. Toutefois, les illustrations ne sont pas trop gores, on n'évite pas les scènes sanglantes mais ça reste largement soutenable. 
L'histoire politique est subtile, dans chaque camp se cache des vérités et des mensonges, des idées à combattre et d'autres à garder. Si le royaume du père d'Arslân fonctionne grâce aux esclaves, leurs adversaires au nom de leur dieu n'hésitent pas à tuer sans merci quiconque sera jugé d’hérésie. 
Le récit se termine sur une rencontre qui j'imagine va se révéler déterminante pour l'évolution d'Arslân. Quant à moi, je suis déjà tombée amoureuse de ce nouveau personnage qui sera, je pense, aussi sage que loufoque. 
J'ai terriblement hâte de lire la suite ! Cette série s'annonce merveilleusement épique ! 
Le livre est aussi beau qu'il est bon ! 1ère et 4ème de couverture, tranche, intérieur, et même sous la jaquette, le lecteur est gâté par la superbe édition collector dont bénéficie ce premier tirage. 
 
 

2 commentaires:

  1. Rhalala Arslân ! Je te rejoins en tous points sur ta chronique. Je fais partie de ceux qui n'ont pas trop accroché à Hero Tales mais Arslân n'a vraiment rien à voir. C'est tellement mieux !

    Bref, je veux le deuxième tome maintenant >__<

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    1. Heureusement, l'attente ne sera pas trop longue étant donné que la sortie est annoncée pour le 2 juillet (tiens, un mois pile aujourd'hui !). Je viens de voir la couv du troisième tome !!!!!!! Je bave !!

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