mercredi 16 septembre 2015

Horrorstör

Horrorstör
Grady Hendrix 
Editions Milan 
Collection milan et demi
Il se passe quelque chose d'étrange au magasin de meubles d'Orsk à Cleveland, en Ohio. Ces derniers temps, les employés découvrent, en arrivant le matin, des étagères Kjërring démontées, des piles de gobelets Glans renversées, des armoires Liripip fracassées. Les ventes sont en berne, les responsables de rayon en panique : les caméras de surveillance ne montrent rien d'anormal. Pour lever le mystère, une équipe de trois employés se retrouve engagée pour rester sur place toute une nuit.
Au coeur de l'obscurité, ils arpentent les allées du showroom désert, courent après d'inquiétants bruits et finiront par se confronter aux pires horreurs.

Avec sa présentation originale, Horrorstör ne peut qu'interpeller (lisez-le comme moi dans une salle d'attente et vous croiserez sûrement le regard surpris d'une personne ayant compris que non, vous ne lisez pas le catalogue d'Ikea). Sitôt reçu, j'ai eu envie de le lire. Je partais en vacances, je l'ai donc amené dans ma valise... Commencé en fin de soirée, j'ai eu beaucoup de mal à ne pas le lire d'une traite. L'ambiance de la nuit avait d'autant plus accentué le côté effrayant du récit, je vous recommande chaudement une lecture nocturne, histoire d'augmenter votre sentiment d'insécurité et d'immersion dans le bouquin. 
Le roman ne fait pas si peur que ça, derrière cette présentation moderne nous sommes finalement dans un récit plutôt traditionnel avec une trame de fond qui m'a rappelé les histoires de la collection Chair de poule que lisait parfois mon fils aîné. Finalement pour moi qui n'ai pas (ou plus) l'habitude de lire de la fiction d'horreur, ce roman était parfait, juste délicieusement effrayant et totalement distrayant. Là où le bât blesse c'est concernant les personnages qui manquent de consistance et avec qui je n'ai pas réussi à rentrer en empathie. Il n'y a que les deux personnages principaux qu'il m'a plu de suivre mais j'aurais voulu que l'auteur aille bien plus loin dans le développement de leurs caractères. 
Les descriptions de produits à chaque début de chapitre et le ton sarcastique visant notre société de consommation apportent leur dose d'humour. 
La fin est ouverte, - y'aura t-il une suite ou l'auteur a voulu terminer ainsi ? -, dans tous les cas j'ai beaucoup aimé ce parti pris de relancer certains des personnages dans une continuité de l'histoire. 
En bref, j'ai pris plaisir à découvrir cette satire littéraire fantomatique qui se déroule dans ce cadre unique. Je suivrai volontiers les prochaines sorties de l'auteur ! 

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