dimanche 20 septembre 2015

Teddy n'a-qu'un-oeil

Teddy n'a-qu'un-oeil 
Yann Rambaud
Célia Nilès
Editions Hachette
Qui n'a pas rêvé d'avoir un animal de compagnie ?
Un tout petit, trop mignon, qui ne fait pas de bruit, qu'on cache à ses parents ?
Un animal vraiment spécial, qu'on serait le seul à avoir ?
Thomas et sa petite soeur Lucile sont gâtés ! Ils ont trouvé Teddy dans le jardin de la maison de retraite, juste à côté de chez eux.

D'accord, au lieu d'avoir une peluche toute douce à câliner, c'est un gros lézard avec un seul oeil au milieu du front, une peau rugueuse et des pattes griffues...
Un lézard, oui, mais pas n'importe lequel... Thomas et Lucile en sont persuadés, Teddy est un lézard magique !

Ayant craqué pour le titre et la couverture, je n'avais même pas lu le résumé avant de choisir ce livre. Je dois dire que je ne m'attendais pas une telle histoire. Je pensais me retrouver dans une atmosphère à la how to train your dragon alors que ce n'est pas du tout le cas. Nous découvrons une famille comme les autres, avec deux enfants franchement sympas et attachants, et deux parents qui le sont tout autant. Ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce récit, c'est l'humanité et le réalisme qui se dégagent de ces petites vies créées par l'auteur. Thomas et Lucile, le frère et la soeur, les deux héros, ne sont pas stéréotypés, pas de disputes à outrance entre les deux, et c'est même plutôt une franche complicité qui unit cette fratrie. Le récit fait la part belle à l'amitié entre les générations, à l'ouverture d'esprit et à la solidarité.  

Le cycle de la vie et de la mort fait largement partie du quotidien de ces deux enfants avec des parents respectivement sage-femme et infirmier en soins palliatifs, ce à quoi s'ajoute leurs charmants amis-confidents venant de la maison de retraite voisine, sans compter une minette de 21 ans dont l'heure est bientôt arrivée, et enfin un lézard un peu particulier... Attention, si le roman fait la part belle au réalisme, il n'est pas exempt d'un soupçon de surnaturel, ce qui peut presque être déroutant sur la fin. 
Une lecture à savourer dès 9 ans. 

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