vendredi 23 septembre 2016

L'année du rat

L’année du rat
Clarre Furniss
Editions Hachette
Le monde peut basculer à tout instant une vérité dont Pearl, 15 ans, est bien consciente : sa mère vient de mourir en donnant naissance à Rose, sa demi-sœur. Rose, ce minuscule bébé, qui pleure et gigote dans tous les sens et qui pour Pearl nest rien dautre quun monstre, un petit rat qui a détruit sa vie, lui a volé sa mère et a même réussi à ruiner la merveilleuse relation qui lunissait à son beau-père Alex, le père de Rose. Tandis quAlex tente de surmonter le choc du deuil et reporte sur Rose tout son amour meurtri, l’adolescente se replie sur elle-même. Pearl est persuadée d’une chose : sa mère est morte, mais elle nest pas tout à fait partie. Son esprit rebelle est toujours là, à fumer, faire des sarcasmes, dire avec franchise ce qui lui passe par la tête et à guider sa fille pour quelle se réconcilie peu à peu avec le monde qui lentoure, et avec la vie.


Je n'aime vraiment pas les histoires de fantômes lorsqu'elles sont mêlées à des histoires très ancrées dans le réel mais ici, à part au début des apparitions de la mère, j'ai finalement pris mon parti de supporter ce choix de l'auteur. Apparitions ou hallucinations de la jeune fille ? On ne sait pas trop. En tous cas, elles sont là pour rajouter du poids à la souffrance du deuil mais aussi à la compréhension par l'héroïne de qui était sa mère. Parce que finalement outre le deuil, le livre parle aussi de la façon de percevoir ses parents, de ce que l'on pense savoir sur son passé, et de la découverte de secrets de famille. Le récit est à la fois doux et tourmenté, Pearl étant toujours à la limite de craquer. Nous la suivons donc durant une année entière, une année où elle rejettera tout et tout le monde, son père, sa meilleure amie, le gentil et beau voisin, les profs, et surtout le rat, la petite sœur qui est pour elle le synonyme de la mort de sa mère. Mélancolique et souvent émouvant, j'ai passé un très joli moment de lecture en compagnie de ces personnages.

1 commentaire:

  1. Oh là là ! Quel retard je n'ai pas !!!! Mais ton billet me donne envie de me plonger dans ce roman, c'est donc parfait ! :-)

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