mardi 5 décembre 2017

La noirceur des couleurs

La noirceur des couleurs 
Martin Blasco
Editions L'école des Loisirs

A la fin du XIXème siècle, à Buenos Aires, 5 bébés sont enlevés par un scientifique, le Dr J.F Andrew. Certainement fou, il compte réaliser sur eux toutes sortes d'expérimentations. Il souhaite ainsi les élever tous les 5 différemment pour déterminer jusqu'où peut aller le cerveau humain. 
Azur, la seule file du groupe est droguée quotidiennement. Elle est enfermée dans une chambre vide et blanche. Elle reçoit un peu d'éducation. 
Noir, peut-être le plus malchanceux, est battu volontairement par un employé afin de faire de lui un être d'une extrême violence. Petit à petit le savant fait rentrer des animaux dans cette chambre noire, les réactions cruelles ne se font pas attendre... L'enfant n'est bien entendu pas éduqué. 
Marron n'a pas grand chose à envier à Noir; lui est élevé au milieu d'une meute de chien en vue de lui faire croire qu'il en est un aussi. Il n'est pas autorisé à utiliser le langage humain ni à parler ni à être habillé ni à se redresser sur ces deux jambes. L'enfant grandit nu et à quatre pattes. 
Le quatrième bambin, Vert, est instruit à façon intense. Il lit tout le temps. Ces lectures sont toutefois sélectionnées afin qu'il ne se doute pas que sa condition de vie (être enfermé, ne jamais sortir et ne voir quasi personne) est anormale. 
Le cinquième est Blanc. Il vit de manière à peu près convenable, il grandit avec une nourrice et avec le savant comme père. Il va à l'école, joue avec des amis. Par contre, il ignore l'existence des 4 autres sujets d'expérience. 
L'histoire se déroule sur le rythme de l'enquête d'un journaliste engagé par le père de la fillette retrouvée 25 ans après l’enlèvement. C'est à travers des séances d'hypnose sur la rescapée que le journaliste arrive peu à peu à remonter l'histoire et la piste du savant fou. Certains passages sont très sombres, nous lisons le journal d'Andrew et toutes les atrocités subies par les enfants dans un chapitre sur deux.
Ce qu'on imagine de cette époque là, et particulièrement ce qui tourne autour de la médecine d'alors et de l'euphorie des grandes découvertes, est très bien retranscrit par l'ambiance particulière du roman. Les séances d'hypnose crée aussi un joli suspense et de la tension. 
Parmi toutes les lectures jeunesses actuelles et la multitude de dystopies que je lis dernièrement, La noirceur des couleurs souffle un vent de fraîcheur, j'ai apprécié l'originalité et le changement apportés par le récit. 
Une histoire très prenante et un coup de coeur ! 

2 commentaires:

  1. Tout à fait ! Un livre qu'on a du mal à lâcher. On devine vite la fin, je trouve, mais le tout est vraiment très agréable.

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  2. C'est une de mes prochaines lectures ^^
    Hâte de me lancer du coup

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